Comme un bruit de bottes en Europe centrale. La « démocratie » revue et corrigée par Viktor Orbán

2442082adfd70ca3c74a74fb6fa56a74Iloná Kovács enseigne la littérature française à l’Université de Szeged en Hongrie. Lors d’un séjour à Bruxelles où, dans une conférence, elle a expliqué la situation politique de son pays, je l’ai interrogée.

Jean-Michel Dufays : Tu émets l’hypothèse, que dans son histoire, le peuple hongrois serait attiré par deux pôles, l’Occident et l’Orient européen, phénomène qui expliquerait, structurellement et à terme, le passage du communisme autoritaire à la droite extrême, voire au fascisme. De plus, les révoltes qui émaillent l’histoire de la Hongrie seraient autant d’épisodes d’une geste aristocratique contre une puissance étrangère, inopérante face à la réalité.

Iloná Kovács : Un excellent médiéviste, Jenő Szücs évoquait déjà dans son étude sur Les trois Europes[1]que la Hongrie n’appartenait ni à l’Occident, ni à l’Orient et constituait une troisième Europe pour ainsi dire. Cette situation ne présente pas que des avantages, puisque son évolution historique est distordue et mène régulièrement à des impasses. Pour comprendre le défi et les réponses données à ce défi, il faut déterminer la situation du pays entre des régions et des civilisations aussi différentes que l’Occident, les Balkans, la Russie et les pays slaves. Cette situation avait entraîné successivement des conflits et des guerres et a valu aux Hongrois l’attribut du « dernier rempart » de la chrétienté et du bastion du monde chrétien lors de leur histoire. Il fallait faire face aux Tartares, aux Turcs, aux Autrichiens et aux Russes, soit aux invasions et aux tentatives de conquête venues de plusieurs directions, mais visant toujours une domination du pays. Depuis la fondation de l’Etat par le roi Etienne Ier, en l’an 1000, les Hongrois luttaient pour défendre la culture occidentale et pour se maintenir en position, voire pour une indépendance qui n’était pas possible à obtenir.

Il faut ajouter à ces difficultés la particularité de la langue : d’origine finno-ougrienne, elle isole également la culture et entrave les communications avec le reste du monde tout en restant une source d’inspiration pour une littérature de grande qualité. Cela avait pour conséquence une difficulté permanente de se construire une identité politique et culturelle et, en même temps, de survie.

C’est ce qui explique fondamentalement les deux tendances qui alternent dans les solutions envisagées : notamment, d’un côté, l’enfermement dans cette particularité et une volonté d’isolement face à l’Europe et, de l’autre, une ouverture et un désir d’assimilation par rapport à la civilisation occidentale.

Ces comportements peuvent co-exister bien évidemment et se confronter de temps en temps, comme de nos jours aussi et on peut observer une alternance entre les tendances politiques caractérisant les régimes et les gouvernements successifs. Il va de soi que le socialisme sous Kadar avait appartenu à la tendance soviétique et que le changement de régime survenu après la chute de l’URSS avait amené un courant opposé, celui, en fait, d’un capitalisme sauvage. C’est ainsi qu’il fallait faire face à la privatisation et tenter de construire une démocratie sur les ruines des régimes totalitaires du XXe siècle.

Le manque des capitaux et la corruption qui s’est généralisée avec l’arrivée des investisseurs étrangers ont aggravé la situation. Il faut prendre en compte également un trait particulier du pays qui consiste à perpétuer la tradition de la nation nobiliaire depuis le moyen âge (tendance très similaire à celle de la Pologne dans ce domaine). La vision de la patrie et de la nation reste très élitiste et réductrice, ne comprenant que les élites régnant à un certain moment donné. Les modèles de comportement restent également tributaires de cette tradition, par exemple un certain mépris envers l’argent et le commerce, un racisme bien enraciné envers ceux qui s’occupent des finances et des banques et un dédain de tout travail manuel considéré comme indigne d’un vrai Hongrois.

1989 n’a pas nécessité une révolution, puisque le relâchement successif de la dictature déjà dans les années 70 a permis aux anciens classes dirigeantes de convertir leur pouvoir en argent et de garder des places stratégiques dans la politique tout aussi bien que dans l’économie. Le refus de faire face au passé (qu’il s’agisse du fascisme ou du régime « communiste » et des anciens agents et délateurs de l’époque socialiste), n’a en rien facilité le départ vers de nouveaux horizons.

Tout cela devait dégoûter la population envers la classe politique et les décisions prises en haut et constitue un danger pour l’avenir si on n’arrive pas à entraver cette évolution ; les gouvernements (Antall, 1990-1994, Horn 1994-98, Orban 1998-2002, PS en coalition avec les Radicaux de gauche de 2002 à 2010) qui se sont succédé ont cumulé les fautes, les incompétences et ont augmenté la corruption. C’est ce qui a permis l’obtention des deux tiers des voix pour Viktor Orban au Parlement et la montée de l’extrême droite (Jobbik) actuellement. Le danger fasciste et oppressif de cette majorité représente une véritable menace incarnée par les attaques contre la liberté d’expression, la justice et les droits de l’homme, le racisme et le blocage de toute subvention destinée à une culture indépendante et à l’enseignement supérieur visant à garder son autonomie. Un troisième servage est en train de s’établir sous prétexte de travaux d’utilité publique et un régime autoritaire veut se mettre en place en cherchant à transformer le système électoral aussi dans ce but-là.

J.-M. D. : Quelle place occupe dans la vie politique le souvenir de l’insurrection de 1956 ? Existe-t-il sur ce sujet un clivage entre les générations ?

I. K. : Oui, très visiblement, le souvenir de la révolution de 56 divise la population : le 23 octobre (appelé par le poète György Petri « la Petite Révolution d’Octobre ») est devenu une fête nationale officielle, donc elle est forcément reléguée à l’histoire du passé et se range parmi les événements lointains …récupérés, par-dessus le marché, par les pouvoirs en place. Les gens qui ont fait cette révolution disparaissent définitivement et la jeunesse ignore de quoi il s’agissait. Une bonne preuve de cette ignorance qui augmente : la séquence du film intitulé Moszkva tér [Place Moscou] de Ferenc Török où des adolescents regardent la transmission du réenterrement d’Imre Nagy (le 16 juin 1989) à la télé, chef politique de 56 exécuté en 1958 en cachette à Budapest . Ils se permettent des remarques cyniques du genre : qui était ce foutu mec ? Il est évident qu’on ne peut pas s’appuyer sur une tradition en voie de disparition. En plus, les modèles héroïques (Rákóczi, Kossuth, Nagy) ont toujours mal fonctionné. Le passé de la Hongrie favorise les héros qui ont lutté pour l’indépendance nationale, objectif impossible à réaliser au fil des siècles et qui ont fini leur vie ou en exil ou exécutés. François II Rákóczi (1676-1735) qui avait dirigé une guerre d’indépendance (1703-1711) contre les Habsbourg, a risqué sa tête et sa liberté plus d’une fois sans avoir réussi à conquérir les droits de liberté tant convoités. A la fin, c’est en son absence que Sándor Károlyi, l’un de ses généraux, a conclu la paix de Szatmár qui a inauguré enfin une période d’évolution relativement paisible pour le pays. Pareille situation plus d’un siècle plus tard quand Lajos Kossuth s’est confronté à la cour de Vienne en se rangeant dans la vague des révolutions européennes, puis, après deux ans de guerre, a dû s’exiler. Après l’échec de la guerre et une période de répression sanglante, les hommes politiques ont finalement abouti au compromis austro-hongrois (en 1867) qui a permis de nouveau une époque paisible de développement économique et culturel, trop courte hélas, jusqu’à la première guerre mondiale. Un phénomène semblable s’est aussi produit après 1956 où la répression a été une fois de plus suivie par un relâchement de la dictature à partir du milieu des années 60, connue sous le nom populaire de « communisme à la goulasch » et qui a fait de la Hongrie « la baraque la plus joyeuse du camp socialiste ». Ainsi, une sorte d’oscillation peut être observée entre révoltes et révolutions violentes d’un côté et paix ou compromis relatifs de l’autre. Ces derniers sont pourtant gravés dans la mémoire collective et enregistrés dans l’historiographie comme des trahisons. Il est probable que les paix ne soient rendues possibles que par les antécédents révolutionnaires, même si la proportion des sacrifices nécessaires et le moment propice de cesser la guerre est impossible à décider. A quel point des vies humaines auraient-elles pu être épargnées ? Quand aurait-on pu négocier des conventions plus favorables ? Ces discussions relèvent du domaine de l’histoire, mais il n’en reste pas moins que le comportement érigé en modèle reste le sacrifice total au prix de la vie et de la fortune des soldats (révolutionnaires, révoltés) tout autant que des chefs politiques et militaires. Une bourgeoisie forte n’a jamais pu se développer et implanter d’autres formes comportementales face aux oppressions étrangères et aux régimes totalitaires. Cette prise de position de base, peu raisonnable, très nobiliaire et démodée de nos jours ne facilite pas la résistance au capitalisme non plus. L’impossibilité de regarder le marchandage et les compromis comme des moyens utiles s’est éternisée dans les mentalités et rend vulnérable la toute jeune démocratie formée depuis les années 80. Les dissensions intérieures des partis politiques montrent également le manque d’une culture de discussion politique, indispensable pour trouver des solutions vivables pour l’avenir.

J.-M. D. : En Belgique, on entend, hélas, trop peu parler de la situation politique en Europe centrale. Toutefois nous parviennent, grâce à quelques interventions au Parlement européen relayées par les médias, des échos inquiétants quant aux menaces qui pèsent sur les libertés publiques dans ton pays. Comment a-t-on pu en arriver là ?

I. K. : Je crois que plusieurs facteurs jouent un rôle très important dans cette indifférence actuelle de l’Union Européenne par rapport à la Hongrie. D’une part, il y a trop de conflits armés dans le monde entier comme la guerre de Syrie ou les actions terroristes (voir les événements du Mali) qui détournent l’attention de la Hongrie. Chez nous, les attaques contre les libertés fondamentales (celle de la presse, de la justice, des droits de l’homme ou la loi assurant des chances égales à tous les membres de la société) se font plus sournoisement, en respectant des formes parlementaires tout en usant de la majorité dont dispose (par des élections libres) le gouvernement actuel. En fait, c’est en respectant formellement les règles parlementaires qu’ils ont pu changer la constitution et toutes les lois de base et non pas en abusant des lois ! C’est ce qui peut causer des problèmes très graves dans d’autres pays également et qu’il faut prévenir à temps!

Il faudrait revoir en même temps si les règles valables aux membres de l’UE sont bien définies et ne sont pas contournables en vue de miner les démocraties. Pour le moment, à part les moyens financiers (essentiellement des restrictions qui touchent la population dans son ensemble), l’UE ne peut pas influencer les tendances intérieures et doit se limiter à donner des conseils ou des avis. Il serait sûrement souhaitable d’avancer vers une fédération européenne, mieux soudée aussi du point de vue politique.

On doit compter également avec le fait que les changements dans les affaires intérieures et leurs effets sur chaque pays sont peu visibles pour les observateurs étrangers. La presse internationale s’intéresse aux grands changements au début, puis se tourne vers d’autres événements et ne suit pas avec une attention soutenue les processus. Cela se comprend, mais il faut tenir compte du danger qui consiste à attendre l’éclatement des conflits et/ou la consolidation de l’état actuel (lors des élections prochaines en 2014). Les transgressions devraient être détectées et traitées à temps avant qu’elles n’aboutissent à des résultats irréversibles ou difficilement remédiables.

Le fond du problème est en fait le piège tendu dans les systèmes électoraux européens par la majorité. Le régime autoritaire de Viktor Orbán est arrivé au pouvoir en 2010 par des élections législatives respectant les normes et use de sa majorité parlementaire depuis son avènement. Cette situation peut se reproduire dans n’importe quelle démocratie moderne.

J.-M. D. : Pourrais-tu nous dresser un état des lieux de la politique menée par le Premier ministre Viktor Orbán depuis son accession au pouvoir ?

I. K. : Dans l’ensemble, on pourrait résumer sa philosophie du pouvoir comme un retour vers les régimes autoritaires et plus exactement vers le féodalisme. La concentration des pouvoirs et les décisions personnelles, à la place des discussions et du vote, caractérisent le fonctionnement de son gouvernement. Puisque la Hongrie manque de traditions démocratiques, cette politique de la « main dure » et des décisions centralisées rencontre une certaine approbation de la part des gens. Les attaques contre la liberté de la presse et la justice, contre les droits de l’homme (qu’il s’agisse des sans-abri ou des Roms) ne suscitent pas un assez grand remous parmi la population. Les intellectuels et les couches sociales visées protestent, mais la grande révolte générale se fait attendre. Certains groupes (dont des intellectuels de droite) soutiennent même le retour à « l’ordre », puisque cette aspiration peut correspondre à leurs désirs par des temps de crise où les valeurs fondamentales sont ébranlées et on cherche des points d’appui dans la morale, les religions et une société traditionnelle.

Les discours sur le chômage, sur les nombreuses faillites de firmes et, en général, sur le danger incarné par les capitalistes et les banques qui veulent détruire l’autonomie, la culture et l’indépendance du pays, résonnent donc dans un certain nombre de milieux sociaux. Mettre sur le même plan Vienne, Moscou et Bruxelles comme pouvoirs oppresseurs, comme le fait Orbán, n’est possible que dans ce contexte. La clientèle du nouveau régime est liée en plus par ses intérêts à la survie de cette tendance, et il faut dire que, depuis 1989, la corruption s’est généralisée. La privatisation s’est faite de manière scandaleuse, au profit personnel des anciennes classes dirigeantes et des nouvelles couches arrivées au pouvoir, par conséquent, au lieu de renverser cette tendance et d’exécuter les réformes structurelles nécessaires, celles-ci se sont intégrées dans cette mauvaise tradition.

La publication des rapports de délateurs du passé des hommes politiques (même pas pour les députés du Parlement![2]) n’a jamais été faite, ce qui donne lieu à des chantages évidents dans les confrontations d’intérêts. On pourrait dire que toute la classe politique s’est discréditée en vingt ans et que, grosso modo (selon les sondages), la moitié des électeurs identifie politique et corruption.

La mainmise sur la culture peut donner lieu également à des inquiétudes par la centralisation de la production cinématographique (entre les mains d’un ancien producteur de Hollywood, celui de Sylvester Stallone pour la série des Rocky), des Beaux-Arts (commandes de l’État aux artistes serviles au détriment des autres) ou le passage d’un théâtre subventionné par la ville de Budapest (Új Színház) sous la direction de l’extrême droite. Parmi les médias, il y a deux quotidiens, quelques hebdomadaires et une chaîne de télévision oppositionnels, avec une radio libre, face aux autres, complètement soumis aux instructions du pouvoir politique central. Les subventions destinées à l’enseignement, à l’édition des livres, aux activités culturelles sont bloquées, réduites ou distribuées dans le petit cercle des gens de confiance. L’abstention de toute activité politique et éventuellement du vote de 2014 peut être la conséquence de tous ces changements, fatale pour l’avenir de la démocratie.

J.-M. D. : Comment expliquer la vague d’antisémitisme et surtout les persécutions contre les Roms dont certains hommes politiques se font le relais dans leurs discours ?

I. K. : Les sociétés portées à l’enfermement et la Hongrie, par sa situation géo-politique et son histoire qui en découle, sont de ce type et favorisent les tendances racistes. L’édit de tolérance de Joseph II (1781) aurait déjà assuré des droits aux différentes confessions s’il avait été appliqué. Ce n’était pas le cas, mais par contre, le nationalisme et la xénophobie se sont manifestés à plusieurs reprises au cours de l’histoire et renaissent régulièrement dans la région. La vieille tradition d’antisémitisme (comme en Pologne) reste toujours vivace, mais le racisme vise avant tout les Roms pour des raisons économiques et sociales. Ils sont les moins bien formés, les plus défavorisés sur le marché du travail, donc les plus pauvres, ainsi ils deviennent facilement des cibles pour les diffamations et les calomnies. Récemment, un journaliste du quotidien Magyar Nemzet (La Nation Hongroise) s’est permis de qualifier les Roms d’animaux, sans que le gouvernement ne réagisse vraiment. Un député de Jobbik (le parti de l’extrême droite) a demandé au Parlement l’établissement des listes de Juifs (ceux qui ont la double nationalité hongroise et israélienne) et il a pu garder son siège, étant donné que les protestations des responsables du parti majoritaire n’étaient pas vigoureuses du tout. Selon les politologues, le gouvernement réalise en partie le programme de Jobbik pour reconquérir une partie de l’électorat mécontent.

J.-M. D. : Les réactions récentes de la société civile peuvent-elles objectivement être porteuses d’espoir pour la défense de la démocratie en Hongrie ?

I. K. : Oui, certains mouvements civils commencent à s’organiser autour de plusieurs sujets de révolte. Les étudiants et les élèves des lycées reconnaissent, même si le processus me paraît lent que leurs chances de faire des études supérieures sont fortement réduites. Sur ce sujet, devant les manifestations (non massives, mais violentes) des jeunes, le gouvernement a (provisoirement) cédé et propose des solutions diverses qui ont divisé les jeunes protestataires. Un autre grand noyau de résistance se forme au sujet des élections législatives prochaines qui auront lieu en 2014. Pour la gauche et l’opposition, il est clair que sans un rassemblement énorme, on ne pourra jamais avoir une majorité nécessaire pour changer le gouvernement. Je vois plusieurs dangers dans ces mouvements qui sont encore timides. D’une part, le temps presse et ces formations sont lentes à formuler leurs exigences et leurs règles. D’autre part, le gouvernement a inventé une méthode pour contrecarrer toutes les protestations fondamentales : apparemment, il cède et attend, ensuite, d’un seul coup ; il change la Constitution déjà remaniée de fond en comble au début de sa prise de pouvoir. Toutes les lois qui ont été rejetées par le Conseil Constitutionnel (pourtant de composition homogène, pro-gouvernementale), sont codifiées depuis dans la Constitution elle-même par cette astuce. Cela peut arriver avec les propositions de frais d’inscription (énormes) vivement critiqués par les jeunes et une grande partie de la population, ainsi qu’avec la loi sur les élections. Si tout cela devient réalité, juridiquement, il sera pratiquement impossible de modifier ces points cardinaux et cela pourra mettre fin à tout dialogue social.[3]


[1]    Préface de Fernand Braudel, trad. du hongrois par Véronique Charaire, Gábor Klaniczay et Philippe Thureau-Dangin, Paris, L’Harmattan, 1985.

[2]    Les personnes privées peuvent demander la communication de leurs dossiers en vue d’apprendre qui a été leur rapporteur et quels rapports sont conservés dans les archives.

[3]    Pour ceux qui s’intéresseraient plus à fond à l’histoire du pays, je recommande L’Histoire de la Hongrie de Miklós Molnár, Paris, Hatier, 1996 ; rééd. Perrin, 2004 (avec des parties sur la période suivant le changement de régime) et les chapitres concernés de L’Histoire des peuples d’Europe Centrale, Paris, Fayard, 1994.

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