Classe contre classe dans l’enseignement supérieur !

Qui oserait dire que l’école échappe aux rapports de production du monde contemporain ?

La Haute Ecole P-H Spaak (Bruxelles et Nivelles) est, à cet égard, un exemple parmi beaucoup d’autres :

  • des directeurs dont le coût brut pour chacun s’élève à 80.000 € par an à charge de la Communauté française, alors qu’une secrétaire ne coûte que 36.000 €,
  • des directeurs qui s’octroient des parachutes dorés pour la période qui suit la fin de leur mandat,
  • des directeurs qui, en aucun cas, ne rateraient une réunion du syndicat « socialiste » – pour occuper et contrôler tout l’espace décisionnel ou par carriérisme ? – mais qui se garderaient bien d’y dévoiler aucune des décisions prises en haut lieu,
  • un délégué syndical trop remuant victime d’une mesure de discrimination à l’emploi,
  • un personnel administratif et ouvrier qui n’a pas le droit de participer aux élections de la direction,
  • des promotions en nombre pour les anciens enseignants (« chefs de travaux », pour qu’ils se taisent ?) alors que, « par mesure d’économie », on dégrade les nouveaux collègues (« professeurs invités ») parce qu’on sait qu’ils se tairont et qu’on suppute que les autres ne bougeront pas,
  • un établissement où les étudiants qui appartiennent majoritairement aux couches populaires versent annuellement un forfait de 50 euros pour leurs cours polycopiés et se demandent si l’argent non utilisé servira à combler le déficit d’une Haute Ecole mal gérée.

Tout simplement un microcosme symptomatique d’une société de classes.

Par conséquent, comme partout, les travailleurs de l’enseignement doivent montrer une ferme détermination dans leur combat contre toutes les formes quotidiennes d’exploitation, de domination, de bureaucratisation et pour la suppression des hiérarchies de fonctions et de salaires.

Autrement dit, ces mêmes travailleurs doivent se battre pour une réelle égalité de tous (ouvriers, administratifs et professeurs) qui passera par l’autogestion.

Comme dans n’importe quelle entreprise du monde capitaliste, c’est bien de lutte de classes dont il s’agit de faire apparaître la nécessité à ceux qui en sont les victimes mais aussi les acteurs.

Lutter, lutter encore et toujours contre l’injustice.

Jean-Michel Dufays
Coordination des Travailleurs de l’Enseignement

31 octobre 2010

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